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Le Forum des images s’apprête à franchir une
nouvelle étape de son histoire. À partir du mois
de novembre, l’institution mène en parallèle deux
chantiers financés intégralement par la ville de
Paris : la transformation de ses espaces afin d’en
améliorer la convivialité et le passage à l’ère
numérique des 6 500 films de sa collection. Pendant
l’année des travaux, le Forum des images voyage
et prolonge ses programmations “hors les murs”.
Laurence Herszberg, directrice générale, fait le
point sur les derniers préparatifs…
Aller à la rencontre de notre public actuel et futur, sur le modèle de Cinéma au clair de
lune qui investit les quartiers de Paris à la période estivale, c’est une des ambitions de
ce “Hors les murs”. Ces déplacements sont inspirés par la conception que nous avons
du cinéma : un art transfrontières. Il peut aller partout et intéresser les populations les plus
diverses. Telles sont les raisons de la multiplicité et de la variété des partenaires avec lesquels
nous avons souhaité travailler et à qui nous amenons une proposition artistique et une parole
de cinéma qui nous ressemble. Ils nous ouvrent chaleureusement leurs portes, qu’ils soient
institutions publiques ou enseignes privées.
Dans le même esprit, le choix de ces lieux correspond à la façon dont nous envisageons le cinéma :
un art à part entière tout autant qu’une passerelle de réflexion vers les grandes problématiques
de notre époque. Ainsi, les escales de notre périple sont dédiées tantôt au septième art (cinéma
du Centre Wallonie-Bruxelles), tantôt au théâtre, à l’urbanisme (l’Arsenal), aux nouvelles
technologies (la Cité des sciences et de l’industrie), à la transmission des savoirs (l’École du
Louvre)… Pour tous les Parisiens, le Max-Linder est par exemple la salle mythique des Grands
Boulevards, ce qui en fait l’évident lieu d’accueil de nos grandes soirées mensuelles et festives
qui renouent avec l’esprit du cinéma d’antan. Autre figure emblématique pour tout cinéphile qui
se respecte, les Action-Christine, qui par leur travail autour du patrimoine trouvent naturellement
leur place sur la feuille de route du Forum. Celle du Théâtre Paris-Villette peut paraître plus
surprenante. Pourtant, sa volonté de donner une large visibilité aux auteurs contemporains fait
parfaitement écho à la démarche que nous menons à travers des événements comme les
Rencontres ou la Quinzaine qui promeuvent des cinéastes à découvrir.
Si l’institution part à la rencontre de nouveaux spectateurs, ceux du Forum des images sont bien
sûr du voyage. La fidélité et l’attachement que lui témoignent ces compagnons de route nous
permettent de prendre ce pari un peu fou. Car la période hors les murs est un acte de confiance
vis-à-vis de notre public. Mais nous connaissons sa curiosité sans faille. Nous savons aussi qu’il
nous a toujours suivis lors d’expériences sédentaires mais inédites : Piscinéma, Les Dîners dans
le noir il y a quelques années ou Pocket Films dorénavant. Du reste, l’itinérance qui inspire la
programmation hors les murs n’est pas une nouveauté au Forum des images : elle est finalement
à la base de notre démarche qui, depuis dix-huit ans, n’a de cesse d’offrir un voyage au coeur
même du cinéma, proposant une itinérance temporelle, spatiale, thématique, stylistique…
Le périple qui débute au mois de novembre ne fait que traduire dans les faits ce positionnement.
Le Forum ailleurs et partout : joli programme…
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